L’orgasme vaginal existe-t-il vraiment ?

 

Si on se réfère aux scènes d’amour (de Q !) du cinéma ou à celles montrées à la télévision, et encore plus dans les films classés X (pornographie), l’orgasme vaginal serait la norme.

Mais c’est oublier le seul organe dont l’unique rôle est d’apporter du plaisir, j’ai nommé : le clitoris !

Durant des années, le seul orgasme valable serait l’orgasme vaginal (selon le psychanalyste Sigmund Freud), relayant l’orgasme clitoridien à l’orgasme de la jeune fille ! Non ! le plaisir de la femme adulte est l’orgasme vaginal !

Mais existe-t-il seulement?

On est en droit de se poser la question …

C’est un non, pour le sexologue et auteur de La Fabuleuse histoire du clitoris, Jean-Claude PIQUARD.


La controverse est la suivante : l’orgasme vaginal est-il donné par le vagin ou bien par le clitoris ?

 

Clitoridienne ou vaginale ?

A la différence du vagin, le clitoris est parcouru par des nerfs, ce qui confèrent à ce dernier une forte sensibilité.

Certains sexologues sont d’avis que les bulbes du clitoris  qui entourent l’entrée du vagin seraient à l’origine des orgasmes dits «vaginaux».

Pour Jean-Claude PIQUARD, il existerait, à côté de l’orgasme clitoridien, un plaisir vaginal qu’il n’est pas possible de qualifier d’orgasme mais qu’il nomme «jouissance».

Peut-on parler de femmes « clitoridiennes ou vaginales » est une question qui semble être aujourd’hui dépassée.

L’orgasme vaginal serait une théorie élaborée par le père de la psychanalyse. Cela venait renforcer l’idée que la sexualité n’est qu’un moyen de reproduction, et la pénétration étant le seul acte qui permet la procréation.

Au niveau de son étymologie, le mot «vagin» vient du latin vagina, qui signifie «fourreau» étui de protection destiné à accueillir l’épée.

De nos jours, la sexualité est passée d’une fonction reproductive à une source de plaisir.

 

En dépit de la persévérance de l’idée freudienne, le clitoris est aujourd’hui rétabli comme source premier de plaisir.

Dès 1953, le scientifique Alfred KINSEY montrait que 45 % des femmes parviennent à l’orgasme en se masturbant en 3 minutes ou moins.

En 1976, Shere HITE, sexologue germano-américaine, a trouvé, que « 95 % des femmes atteignent toujours l’orgasme par masturbation ».

 

Une sexualité de couple très phallocentrée

« En France plus qu’ailleurs, l’accès des femmes à l’orgasme semble freiné par une sexualité de couple encore trop phallocentrée », c’est-à-dire tournée vers la pénétration, explique François Kraus, directeur de l’étude Ifop sur Les Françaises et l’orgasme.

 

Pourquoi se limiter à la pénétration si celle-ci ne donne pas entière satisfaction aux femmes qui la pratiquent ?

 

Ce sont des «normes internalisées», explique Damien Mascret.

La sexualité n’échappe pas à la pression de la normalité : dans le lit comme dans la vie, on reproduit les normes dès le plus jeune âge.

 

Les femmes devraient commencer par apprendre à jouir seules !

Même avec la meilleure volonté du monde, même s’il est soucieux du plaisir de son ou sa partenaire, un homme hérite de clichés dont il est difficile de se débarrasser. Sylvie CHAPERON, historienne de la sexologie et du féminisme.

 

Les femmes partagent très souvent l’idée que c’est aux hommes de leur donner du plaisir.

 

« C’est une idée qu’il faut combattre. Il faut que les femmes sachent se donner du plaisir en se masturbant, avec ou sans hommes, mais aussi en se caressant pendant l’acte sexuel et ce n’est que parce qu’elles parviennent à le faire qu’elles apprendront à l’homme à le faire ». Sylvie CHAPERON

 

Finalement, si vous m’avez bien lu, ce n’est pas le « bon coup » qu’il faut rechercher, mais plutôt apprendre l’anatomie de la femme (savez-vous dessiné votre clitoris ?! avez-vous déjà senti la texture de votre point G ?) et oser partir à la découverte des plaisirs que votre corps peut vous offrir !

La sexualité d’une femme évolue souvent avec le temps.

Moi à 20 ans, je ne connaissais pas le point G !

Je me suis découverte femme fontaine (je vous parle de la femme fontaine autonome selon les considérations du gynécologue SALMONA qui a rédigé un livre sur le sujet) le jour où j’ai osé acheter mon tout premier sextoy pour partir à la découverte de mon intimité.

C’est ainsi, et de manière progressive, et seule, que j’ai réussi à érotiser mon vagin.

Par la suite, j’ai cherché à en savoir plus sur ce ressenti étrange d’éjaculation féminine et sur les différentes zones érogènes et orgasmes, avant de le partager à deux.

Petit à petit j’ai amélioré mes connaissances et j’ai même décidé de devenir sexothérapeute !

Et vous, avez-vous déjà expérimenté le plaisir vaginal ?

 

 

 

 

 

 

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