Ne confondez pas « femme fontaine » et « éjaculation féminine »

 

 

Femme fontaine et éjaculation féminine ne sont pas forcément tout à fait la même chose !

Explications …

 

Les docteurs Samuel SALAMA et Pierre DESVAUX ont réalisé une étude sur le sujet, dont je vous retrace ici les résultats obtenus.

 

Qui sont ce qu’on appelle des « femmes fontaines » ?

Ce sont des femmes qui émettent une grande quantité de liquide, à l’approche ou au moment de l’orgasme.

 

Pour le docteur Samuel SALMONA, gynécologue obstétricien et andrologue à Paris, elles « intriguent et fascinent depuis l’Antiquité, où l’on pensait que ce phénomène était en lien avec la fertilité. Avec l’avènement du microscope, cette explication est mise à mal car l’émission s’est révélée n’être qu’un liquide clair, sans cellule. Restait la manifestation du plaisir… ».

 

Il faut attendre le XXième siècle et les années 1960, avec la découverte de la pilule, pour que le plaisir féminin intéresse de nouveau. Pour autant, concernant le phénomène de l’éjaculation féminine, les explications l’origine de la source restent toujours imprécises et parfois (souvent !) farfelues.

Pour le sexologue, « Il existe très peu d’études sur le sujet et elles sont parfois contradictoires. Le terme éjaculation féminine a été utilisé pour parler des femmes fontaines, par analogie avec l’éjaculation masculine. Or, même s’il a été démontré que les femmes ont une prostate – ce sont les glandes de Skene – cette dernière pèse entre 2 et 5 grammes alors que chez l’homme, elle pèse environ 30 grammes. Impossible avec une taille aussi petite d’émettre jusqu’à 250 ml de liquide ! ».

 

Un petit groupe de femmes fontaines sujet à une étude

Le docteur a pratiqué une étude à la fois échographique et biochimique sur un petit groupe de femmes fontaines (7).

Voici comment celle-ci s’est déroulée.

  • 1ère étape : les femmes ont été invitées à se rendre aux WC pour vider leur vessie. Un peu d’urines a été prélevée pour analyses et une échographie a été pratiquée afin de vérifier que leur vessie était bien vide.
  • 2ème étape : il leur a été demandé de se stimuler sexuellement, seule ou avec leur partenaire. Une nouvelle échographie a été pratiquée après 25 à 60 minutes de stimulation. Le docteur SALMON a pu alors constaté que leur vessie était à nouveau pleine.
  • 3ème étape : le liquide fontaine émis a été recueilli et analysé. Une dernière échographie a été réalisée et a permis de constater que leur vessie était vide !

La composition du liquide expulsé par les femmes ayant fait l’objet de l’étude était celle des urines : présence d’urée, de créatinine et d’acide urique. Chez certaines femmes, du PSA (en anglais, Prostate Specific Antigen ou « Antigène Prostatique Spécifique« , qui est une substance fabriquée naturellement par la prostate, a également été détecté.

 

Que conclure face à de tels résultats ?

Selon le Docteur, il existe 2 phénomènes différents :

  1. l’émission fontaine qui provient de la vessie, (donc émission de pipi via le canal de l’urètre), associée parfois mais pas toujours à …
  2. une éjaculation qui provient de la prostate. »

 

Autre différence à noter : chez certaines femmes, le liquide s’écoule comme un petit ruisseau ou un simple écoulement souvent à peine perceptible, tandis que chez les autres, il s’agit d’un véritable geyser !

 

Nous sommes face à 2 types de femmes fontaines :

– les femmes fontaines dépendantes : elles émettent ce liquide uniquement par la stimulation directe de la paroi antérieure du vagin (point G ou aussi appelé complexe clitorido-uretro-prostato-vaginal).

Si la vessie est pleine, la manipulation purement mécanique de cette zone entraîne un écoulement de l’urine, par un effet collatéral en quelque sorte.

– les femmes fontaines autonomes : le liquide est émis à partir de tout type de stimulation sexuelle et l’effet source survient en toutes circonstances (pas besoin d’avoir uin homme « sourcier » comme partenaire ou même d’avoir à stimuler le point G, l’orgasme clitoridien peut suffire à déclencher la fontaine.

 

Selon le sexologue auteur de l’étude, le phénomène est dans ce cas plus cérébral.Il est plus rare et peut survenir avec tout type de stimulation sexuelle.

Il l’explique ainsi :

Dans le lobe frontal du cerveau, il existe une zone dédiée à la miction qui, nous le savons, dépend d’un apprentissage social : petit, on nous a tous appris qu’il ne fallait faire pipi que sur les toilettes !

Tout à côté se trouve la zone du contrôle social. Or, pour se laisser aller à l’orgasme, la femme doit désactiver cette zone et l’on pense que cette inhibition s’étend aussi à sa voisine, dédiée à la miction

Dans le premier cas, la femme fontaine est dépendante d’une certaine stimulation, dans le deuxième cas, les femmes fontaines le sont en toutes circonstances.

 

Dans quelle catégorie de femme fontaine est-ce que je me situe ?

Selon vous, suis-je une femme fontaine qui expulse en jets puissants (donc du pipi !) ou bien qui éjacule dans des proportions plus raisonnables, la plupart du temps via un simple écoulement, mais parfois aussi en des petits jets qui se terminent en de fines gouttelettes ?

Le paragraphe mentionné plus haut décrit parfaitement ce que je pense avoir vécu lors de ma toute première éjaculation !

Pour vous situer le contexte de l’époque : été 2007, je me retrouve en pleine période de poussée de sclérose en plaques avec entre autres troubles de l’incontinence urinaire ou des impériosités urinaires si vous préférez lire un terme plus soutenu. Bref, impossible pour moi de pouvoir retenir mes urines !!!!

Je n’avais donc aucune crainte de faire pipi dans mon lit les moments où je pratiquais la masturbation, puisque je savais le pourquoi j’avais cette envie de pipi !

Jamais je ne pouvais imaginer être en train de devenir femme fontaine (ou plutôt de me révéler femme fontaine !

Pour tout vous dire j’avais même peur de me faire soigner de la poussée, craignant qu’avec le traitement à la cortisone je perde cette nouvelle capacité !

 

Mes conclusions personnelles

Pour parvenir à « fontainiser », 2 solutions s’offrent à vous :

  1. vous trouver un bon amant « sourcier« , qui sache provoquer mécaniquement l’effet source chez une femme
  2. apprendre à oser lâcher prise, sans avoir la crainte de vous faire pipi dessus, sinon vous ne pourrez pas découvrir votre capacité d’éjaculer (dans le cas où vous êtes une femme fontaine autonome sans le savoir, car vous n’avez pas encore osé ou su érotiser votre vagin ou bien à cause de blocages psy ..) seule (puis à deux) !

 

 

Véritable photographie de l’effet source

Les parties intimes ont été volontairement floutées pour ne montrer que sous quelle forme peut être expulsé mon éjaculat.

Pour filmer, j’ai utilisé 2 caméras … ce qui nous a permis de réaliser que chez moi l’éjaculat sort via un petit orifice situé à côté du canal de l’urètre et qui correspondrait à la sortie des glandes de Skène

 

 

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