Pourquoi ai-je décidé de devenir sexothérapeute ?

 

 

Dans cet article je vais tout vous expliquer !

 

Juriste de formation

Une fois le BAC en poche, la question de mon avenir professionnel s’était posée à nouveau … car je ne m’étais pas encore décidé réellement.

Enfin si .. moi je voulais me lancer dans un BTS audio-visuel, mais ma mère pensait que ce n’était pas une bonne voie pour moi en raison de mon fort astigmatisme !

Selon elle, il me fallait m’inscrire à la faculté de droit … et suivre de longues études pour devenir avocate ou conseiller juridique en entreprise !

Dans le même temps, mon amie d’enfance s’y inscrivait aussi pour devenir plus tard notaire !

Au final, j’ai cédé en m’inscrivant en première année de DEUG de droit à l’Université de Montpellier, mais dans le même temps je m’étais inscrite en première année de psycho !

A l’issue d’un an, j’avais abandonné à la fac de lettres et j’avais loupé mon année de droit !

C’est en juin de cette première année de droit que j’ai connu ma première névrite otique que l’on a mis sous le coup du stress !

Je vais vous résumer la suite rapidement … J’ai redoublé ma 2ème année puis … je l’ai triplé !

En principe, on devait réussir le DEUG en 4 ans maximum, mais moi j’avais connu le grave accident de mon père en 1990 (1 mois dans le comas) et ma mère avait tenu à ce que je poursuive mes études …

Il faut savoir que le BAC je l’avais eu de justesse et que déjà en 3ème les profs voulaient me faire arrêter l’école après une 3ème en comptabilité !

J’ai bien dit que je vous résumais la suite .. 🙂

Bref, j’ai fini par obtenir le DEUG puis la licence, je l’ai eu du 1er coup !

C’est en 4ème année, en maitrise carrières judiciaires que j’ai connu une poussée de troubles cognitifs. Sauf qu’à l’époque on ne parlait pas encore de sclérose en plaques ! On me disait « spasmophile », puis anxieuse et enfin dépressive et phobique sociale

Et donc, tout logiquement, j’ai été soignée à coup d’anti-dépresseur et anxiolytique .. ce qui a eu pour conséquence de  me casser les dents 🙁

———————————————————– un ange passe ——————————————————–

ou plutôt les années sont passées .. 5 années d’enfer .. composées d’attaques de panique, d’isolement social, de séances de psy inutiles …

 

 

Jusqu’au jour où .. j’ai réalisé que je me sentais mieux sans médicament ! .. après avoir eu à changer de traitement, je réalisais que je me sentais mieux sans anti dépresseur

Ce jour là je me jurais de ne plus jamais consommer ce genre de traitements ! (ce qui peut poser problème quand une neurologue vous en prescrit pour réduire vos douleurs neuro !)

Résumons ..

J’ai fini par reprendre mes études .. d’abord en régime spécial sur la fac de Grenoble, puis Montpellier, Aix en Provence et Montpellier : un MASTER I puis un DU science criminelles puis un DU en droit et santé puis un MASTER II en droit et santé puis un DOCTORAT

Pas mal pour une nana à qui on avait dit qu’elle aurait du mal à avoir le BAC :))

 

 

Fatigue chronique, SEP et activité professionnelle

En raison de la fatigue chronique, assez invalidante chez moi, je n’ai jamais pu garder un travail de salarié bien longtemps. Personne n’en comprenait la raison.

Une fois le doctorat de droit en poche je ‘inscrivais à une formation en ligne pour devenir « blogueur professionnel » mais surtout pour apprendre à me servir d’un blog wordpress et toutes les techniques de webmarketing et l’utilisation d’une caméra et du montage vidéo. Enfin je pouvais pratiquer ma passion pour la vidéo !

 

J’ai toujours été passionnée de vidéo ..

J’ai connu les 1ers camescopes qui pesaient des kilos !

J’ai lancé plusieurs blogs dont un qui parlait de la sclérose en plaques (la-sep.com) puis un blog juridique

Mais, même si je vous disais m’autoriser à parler de la SEP sans tabou, en réalité j’étais encore coincée dans mes schémas parentaux du « qu’en dira-t-on ? », du regard des autres, si propice à déclarer un jour une phobie sociale.

 

Au temps du vivant de ma mère, il était bien que je poursuive dans mon expertise de départ, à savoir le droit. Sauf que dans ce domaine, travailler depuis son domicile reste fort rare !$Pour devenir avocate (ou conseiller juridique), il me fallait entrer à l’école pour un an .. donc en présentiel et ce toute une journée et toute l’année .. et .. de toutes façons cela ne m’intéressait plus vraiment !

Ce d’autant plus que j’avais découvert le monde fascinant du blogging et de youtube.

 

Mais qu’avais-je, moi, à proposer ?

 

 

Livres à gogo

Après avoir rédigé une thèse de 500 pages, écrire un livre me semblait rapide à faire 🙂

Alors j’en ai rédigé plusieurs .. sur la sclérose en plaques, mais aussi sur mon vécu d’ancienne phobique sociale et de mon expérience d’éleveur de chats persans.

OK c’est très bien ça Chrystèle mais …

Tu vas faire comment pour « vivre » sans tes parents ? si tu ne gagnes pas ta vie …

En plus, je te rappelle que tu souffres d’une maladie chronique qui est neuro-dégénérative dans la forme que tu as développé (secondaire progressive)

 

Alors, c’est bien beau de vouloir « faire joujou » avec tes blogs, youtube et tes Ebooks, mais tu vas vraiment oser te mettre à bosser quand  ???

Ou plutôt, tu vas oser gagner de l’argent quand ?

Aurais-tu des problèmes d’estime de toi pour avoir tant de mal à être rémunérée pour un travail ?

 

 

Formation en ligne

Il y a peu de temps, je suis tombée sur une formation en ligne pour devenir sexothérapeute analytique.

Quand je vous parle de formation en ligne, il s’agit d’une formation qui se déroule aussi en présentiel, sur Paris ou sur Aix en Provence, mais avec une possibilité de ne pas se rendre sur place à condition de réaliser un devoir chez soi.

Au cours de la formation, on assiste aussi à des webconférences au cours desquelles on peut inter-agir et donc participer avec le professeur (qui est psychologue et sexothérapeute).

Pour tout vous dire, c’est la seule formation que j’ai pu trouver qui se déroule aussi en ligne et qui offre une certification en fin de formation.

 

Pourquoi devenir sexothérapeute ?

C’est une très bonne question !

Sans doute que mon passé y est pour quelque chose (abus sexuels durant mon enfance, par mon grand père paternel et viol lors de ma 1ère fois), ainsi que ces années d’anorgasmie, qui sont assez »normales » compte tenu de ce que j’avais vécu.

Le choc de l’annonce et d’une vie avec une sclérose en plaques peut avoir des effets secondaires dans différentes dimensions de votre vie .. en mal ou en bien !

Pour moi ce fut plutôt en bien puisque j’ai pu enfin oser me « libérer » de ce lourd passé, même si des séances d’EMDR (recommandées par mon gastro-entérologue) me sont encore utiles pour « archiver » mes vieux traumatismes.

Le double effet SEP a été de ‘oser accepter la femme que j’étais devenue …

Je ne vais pas entrer dans les détails sur ce blog mais simplement vous dire que j’ose enfin décider de consacrer ce blog à cette thématique de la sexualité sans tabou des personnes malades chroniques et/ou handicapées.

Mes activités de sexothérapeute, une fois la formation terminée, se trouveront sur mon blog qui leur sera consacré et qui se nomme « orgasmes sans tabou » (j’y parlerais de désir / libido et de plaisirs de la femme / orgasmes mais aussi de communication au sein du couple et de comment s’en sortir après avoir connu des violences sexuelles).

Je veux aider les femmes à se « réapproprier » leur désir et accéder aux plaisirs .. en les aidant à identifier leurs blocages psy, sans pour autant replacer l’aide complémentaire d’un psychologue.

 

 

Pourquoi pas ?!

Un jour il faut bien dire « merde ! » et puis foncer 🙂

tant qu’on se sent aligné avec ce qu’on fait .. c’est le principal !

Pour une fois que je peux faire ce que je veux :))

Et puis de nos jours, un sexothérapeute peut travailler « en ligne » !

Chrystèle 🙂

 

 

 

 

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